On peut distinguer deux grands types de production de spiruline.
Production industrielle à grande échelle:
Dominée par des exploitations en climat chaud, surtout en Asie et par des systèmes industriels de bassins à ciel ouvert ou en photobioréacteurs avec des rendements élevés et une distribution mondiale à bas coût. Cette spiruline sert surtout à l’exportation et au marché de masse, c’est elle qui constitue l’essentiel des volumes disponibles dans les compléments alimentaires importés, notamment en Europe. On peut se dire assez facilement qu’une marque de spiruline vue en grande surface à Lille et à Marseille provient certainement d’une grande culture étrangère. Les produits sont vendus peu cher aux importateurs, qui revendent à des laboratoires/distributeurs réalisant souvent le conditionnement. Puis commercialisé en grande surface au prix du marché.
Points à surveiller:
Traçabilité sur l’origine géographique:
Le pays de production doit être clairement mentionné. Le terme « conditionné en france » ne veut pas dire produit en France.
Présence d’un producteur identifié, méfiance si aucune information précise n’est donnée.
Le mode de culture:
Les grandes exploitations à ciel ouvert sont soumises aux polluants aéroportés (pollens, micro-algues, poussières), aux pluies contaminées par les pollutions aériennes (métaux lourds).
> Il est préférable de pouvoir s’assurer que la culture est faite sous serre ( toujours mieux pour la transparence si l’on peut trouver des images de l’exploitation)
Le séchage:
On parle souvent du séchage de la spiruline en terme de point à surveiller car un trop forte température va dégrader la phycocyanine, certaines vitamines et l’activité antioxydante. Il est donc important que le type de séchage soit indiqué.
Les poudres de spiruline sont souvent produite par Spray-drying (pulvérisation en micro-gouttelettes du milieux de culture dans des fours très chauds), ceci est à éviter mais l’indication du mode de séchage est assez rare.
Production paysanne/artisanale:
Particulièrement développée dans certains pays européens (France, Espagne, Portugal) ou dans des projets locaux et solidaires en Afrique et en Amérique latine. Ces exploitations sont généralement à plus petite échelle avec une traçabilité et une qualité souvent mise en avant parfois labellisées biologiques, mais elles ne peuvent produire que les volumes limités et répondent souvent à une demande / un marché local.
En France, par exemple la spiruline est principalement produit de façon artisanale ou paysanne avec des bassins plus petit est une saison de culture plus courte. La production nationale est environ 55 tonnes de spiruline sèche par an répartis sur une 100 à 150 fermes.
La qualité des petites productions vient souvent de la proximité, de l’attention du producteur pour sa culture. Les récoltes sont fréquentes, les contrôles du milieu de culture sont nombreux. La filtration est douce, le séchage à basse température.
Il est souvent possible de se rendre sur la ferme et de visiter les installations. Il est alors possible de juger pas soit-même de la propreté des installations, d’échanger avec le producteur et de demander des analyses sur la qualité de sa production.
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